Mêlant aventure, recherche et opération promotionnelle pour son commanditaire André Citroën, la Croisière jaune, expédition dirigée par Georges Marie Haardt et Louis Audouin-Dubreuil, allait faire se rejoindre entre mars 1931 et février 1932 deux équipes parties l’une de Beyrouth,
l’autre de Pékin, en véhicules autochenilles.
A la suite d’un désaccord entre André Sauvage, auteur des images et d’un premier montage, et le sponsor, insuffisamment mis en valeur à son gré, le matériau filmé fut confié à Léon Poirier qui effectua le montage actuellement visible.
André Sauvage abandonna alors le cinéma. Il avait gardé auprès de lui des images non présentes dans la version diffusée par Citroën, qui ont été déposées aux Archives françaises du film qui les ont restaurées, comme des documents « bruts », témoignage d’un tournage mouvementé et tragique.
Le film observe la diversité des paysages, des hommes et des cultures au fil des quelque trente mille kilomètres d’un trajet empruntant en partie la Route de la soie, et narre certaines des nombreuses péripéties du voyage.
Avant la restauration de la version du film la plus proche de son auteur, qui est prévue pour 2013, la présentation de ces images inédites est une découverte exceptionnelle de l’œuvre d’André Sauvage.